Lisez le scénario ci-dessous et identifiez les mots ou expressions qui sont un peu moins assertifs. Ces éléments peuvent être des termes flous, des généralisations, des accusations implicites ou des formulations passives-agressives.
Marc, gestionnaire de chantier, entre dans la salle de réunion où l’attendent Luc, contremaître, et Sophie, ingénieure responsable des matériaux. L’atmosphère est tendue, et Marc le sent immédiatement. Il s’installe, regarde ses notes et pousse un léger soupir avant de prendre la parole.
« Bon, faisons le point sur l’état d’avancement des travaux. J’ai vu les derniers rapports, et honnêtement, on ne peut pas continuer comme ça. Les délais sont déjà serrés, et on commence à perdre le contrôle. J’aimerais comprendre ce qui s’est passé. »
Luc, visiblement sur la défensive, croise les bras et répond immédiatement.
— « Écoute, on fait ce qu’on peut avec ce qu’on a. On n’a pas reçu tous les matériaux à temps et, en plus, la météo nous a mis en retard. Franchement, ce n’est pas comme si c’était de notre faute. »
Marc hoche la tête, l’air sceptique.
— « D’accord, mais ce projet est une priorité et on ne peut pas se permettre de prendre encore du retard. Il faut qu’on trouve une solution rapidement. »
Sophie, qui feuillette ses documents, intervient à son tour.
— « J’ai eu le fournisseur au téléphone ce matin. Normalement, les matériaux arriveront d’ici trois jours. Si tout va bien, on pourra reprendre le travail sans trop de dégâts. »
Marc soupire à nouveau et secoue la tête.
— « Ce n’est pas la première fois qu’on entend ça. Je ne peux pas dire au client qu’on va peut-être rattraper le retard. On a besoin de garanties, pas d’incertitudes. »
Luc hausse les épaules, visiblement frustré.
— « Tu veux quoi ? Un miracle ? On a déjà optimisé le travail des équipes au maximum. On ne peut pas tout faire en même temps, il faut être réaliste. »
Sophie lève les yeux au ciel et ajoute d’un ton las :
— « De toute façon, on n’a pas vraiment d’autres options. Si les matériaux n’arrivent pas, on est coincés et il n’y a pas grand-chose à faire. »
Marc se redresse et, d’un ton plus ferme, conclut la discussion.
— « Il faut juste que tout le monde prenne ses responsabilités. J’aimerais qu’on évite les excuses et qu’on se concentre sur ce qu’on peut contrôler. Alors, qu’est-ce qu’on peut faire dès maintenant pour minimiser l’impact ? » Un silence pesant s’installe dans la pièce, chacun semblant peser ses mots avant de répondre.